Achevé de rédiger le 15 janvier 2026, écrit par Bruneau MARTI
Nous vous renouvelons tout d'abord nos sincères vœux de santé et bonheur à l'occasion de cette nouvelle année 2026.
L'année passée fut anxiogène et les récentes actions (VENEZUELA) et déclarations (IRAN & GROENLAND) du Président TRUMP accentuent ce sentiment et renforcent l'intérêt des investisseurs pour les valeurs de la défense.
2025 reste une année financière certes chaotique mais satisfaisante avec des indices boursiers tous en très forte hausse (Nasdaq, Dax, Euro Stoxx, Nikkei notamment). L'Or a également connu l'une de ses plus fortes progressions avec près de +65 % de croissance pour l'or en dollar US et un lingot qui a dépassé les 120000 € !
Si l'Intelligence Artificielle (AI) reste prépondérante (elle représente aux USA 34 % de l'indice S&P 500, c'est-à-dire 34 % des 500 plus grandes entreprises américaines cotées), les investisseurs sont passés d'un comportement de découverte du sujet à celui plus classique de sélection des meilleurs au sein du nouveau secteur technologique (« Stock Picking »). Les grands utilisateurs de l'IA restent pour le moment les banques (optimisation liée à la répétition de certaines opérations) et la grande distribution (essentiellement américaine comme Amazon par exemple, Google ou Microsoft).
Donald TRUMP monopolise l’attention du monde et l’Europe tarde à réagir faute de moyens. Est-ce le poids de la dette et des charges de certains pays comme la France qui empêchent toute action ? Avec 3508 milliards d’euros de dette (soit plus de 50000 € par habitant), la France est totalement asphyxiée et doit déjà emprunter près de 160 milliards d’euros pour faire face à ses engagements en 2026.
On peut s’interroger sur le bien fondé de suspendre la réforme des retraites en France (départ entre 62 et 64 ans en moyenne), alors que tous nos voisins, le plus souvent moins endettés, fixent le départ à la retraite à 65/66 ans en Espagne, 66 ans au Portugal (c’était 60 ans il y a peu), 66/67 ans en Allemagne, plus de 67 ans en Italie et aux Pays-Bas…
Pour la première fois en France, les décès sont supérieurs aux naissances : c’est certainement pour cette raison qu’il a été décidé (sans vote de la Loi de Finances pour 2026) deux mois de congés supplémentaires par naissance pour chacun des parents (avec un maintien partiel du salaire) ; congés qui s’ajoutent aux 28 jours déjà acquis pour le père et aux 16 semaines pour la mère.
C’est une noble décision, humaine et intelligente, mais avons-nous les ressources pour financer une telle générosité ? Nos enfants rencontrent des difficultés à trouver leur place dans ce monde disloqué, où le populisme décomplexé devient la règle.
Près de la moitié de la génération Z et des millenials ne souhaitent pas d’enfants, alors qu’ils représenteront 30 % de la population active française en 2040. Peut-être parce qu’on estime la dette de la France entre 6000 et 8000 milliards d’euros en 2040… ?
Achevé de rédiger le 15 janvier 2026
Bruneau Marti
Les éditos de Bruneau Marti offrent une analyse experte et percutante des tendances économiques et financières actuelles. À travers ces publications, il décrypte l'impact des décisions politiques et des fluctuations des marchés sur les investisseurs, en apportant des conseils stratégiques concrets.
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