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Edito février 2012

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Nous venons de connaitre une année 2011 chahutée, médiocre, et au cours de laquelle les Etats-Unis ont su une fois de plus, bien gérer une situation internationale pourtant alarmante.

C’est l’Europe qui a une nouvelle fois dégradé ses marchés financiers (- 16.95 % en 2011 pour le seul CAC 40), supporté les multiples alertes des agences de notations, les médias relayant un état de crise constant, des dettes abyssales de tous les pays de la zone euro, des faillites à venir, des banques au bord du gouffre … L’existence même de la zone Euro et de sa monnaie unique étaient remises en cause.

Bref, nous devions perdre notre triple A !

C’est chose faite : Standard & Poors a choisi de dégrader d’un cran la France, l’Autriche et trois autres pays. Et de deux crans Chypre, l’Italie, le Portugal et l’Espagne.

Quelles sont les conséquences, qui devaient être dramatiques et profondes ? Le CAC 40 a repris plus de 6 % en un mois, le DAX allemand plus de 12 %, l’Euro Stoxx 50 est à près de + 7 %...

Certes, les marchés financiers avaient anticipé ces décisions attendues et les prochaines échéances électorales vont certainement ralentir le processus, mais n’est-ce pas aussi - enfin - le retour aux méthodes classiques d’analyses fondées sur des critères objectifs et économiques, et non politiques ?

Il est peut être également temps de s’appuyer plus volontiers sur la Banque Centrale Européenne et rénover le fonctionnement et les organes de décisions de la zone euro.

Bruneau Marti,

Edité le 2 février 2012